Pierre Mazereau
C’est en 1983 qu’elle a révolutionné le monde du Bodybuilding Féminin. Invitée à la Coupe du Monde au « Caesar Palace » de Las Végas, un concours pour lequel était filmé « Pumping Iron II », Bev Francis fût ajouté à l’évènement comme pour représenter ce qui était alors considéré pour une femme, comme le maximum dans le développement musculaire. S’opposant ainsi à Rachel Mc Lish, considérée comme l’idéal du spectre féminin, et censée être l’étoile du
film, l’apparition de Béverley Francis a déclenché un important débat au sein de la communauté culturiste et elle ne fût classé que 8ème, les juges considérant qu’elle représentait une musculature extrémiste.
Et c’est là qu’interviennent les remarquables propos de Bernard DATO exprimés dans « L’Haltère du juste Milieu »
« Mais au fait, ne serait-ce pas la grandeur de l'humain de s'extirper d'une génétique prédestinée pour atteindre un libre-arbitre inventif?
Echapper à l'inné pour accéder à l'acquis, voilà qui, encore une fois, rapproche contre toute attente le culturisme de l'art en général et du sport en particulier.
Et en effet, le propos des bodybuiders de l'extrême n'est pas d'entrer dans les cases étroites et normatives des canons moyens de la beauté, mais, tout comme leurs homologues tous sports confondus, de sublimer leur musculature. Le sublime n'a que faire du « beau », tout du moins de la beauté classique aux standards consensuels.
Le sublime n'aspire qu'à la transcendance ». le souffle du passé